Juin 14

Le NON Irlandais est un mauvais coup pour L’Europe !

Le NON Irlandais est un mauvais coup pour L’Europe !

Il affaiblit ceux qui veulent une Europe plus forte, plus régulatrice, une Europe Sociale ! Il conforte dans les faits,  les partisans du Laissez faire, et toutes les formes de nationalisme ! On peut toujours vouloir plus et mieux, mais c’est l’ensemble des peuples qui doivent le décider (et les référendums nationaux n’y contribuent pas !)

Ce NON est d’autant plus regrettable que l’Irlande a beaucoup profité des politiques européennes  : la solidarité européenne n’est pas récompensée, et cette forme d’égoïsme ne peut réjouir aucun homme de gauche !

Il faut continuer, adapter nos modes de décision pour les rendre plus proches des citoyens, plus compréhensibles, mais l’Europe est une impérieuse nécessité face à la mondialisation !

Commentaires partagés de la presse européenne sur le "Non" irlandais : En Allemagne le Tagespiegel estime que "l’Europe est menacée de connaître le sort de nombre d’entreprises familiales: la première génération a posé les fondations, la deuxième a construit par-dessus, la troisième est sur le point de dilapider l’héritage". Pour le Berliner Zeitung l’UE "semble avoir finalement perdu sa capacité de réforme", le "Traité simplifié de Lisbonne est fini" et "il s’avère une nouvelle fois que la cohésion de l’UE est fragile et que la volonté de rénovation est épuisée". En Angleterre le Financial Times pense que le vote non des Irlandais a rassemblé "un fatras de raisons différentes auxquelles il n’y a pas de réponses claires", ajoutant qu’un éventuel deuxième référendum en Irlande serait "destiné au même échec". The Sun titre sur "le courage des Irlandais", estimant que la victoire du non est "mortelle". Pour le Daily Telegraph, Gordon Brown "devrait retirer la procédure de ratification et profiter du prochain sommet de Bruxelles pour persuader l’UE de commencer à travailler à une nouvelle répartition donnant plus de pouvoirs aux nations et aux peuples". En Espagne El Pais considère que "l’Irlande a tourné le dos à l’UE" et provoqué le chaos dans l’Union. El Mundo, estime quant à lui, que "si les 27 pays membres décident d’aller de l’avant dans la ratification" du traité simplifié de l’UE, il ne restera plus à l’Irlande "qu’à réviser sa Constitution", qui l’a obligée à cette consultation, ou bien à "organiser un nouveau référendum".

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(13 commentaires)

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  1. C’est curieux que vous soyez aussi têtu pour ne pas entendre et comprendre. En aucun cas, ce non, comme celui des Français et des Hollandais, signifiait un rejet de l’Europe, de l’UE, une apologie du nationalisme, mais un simple REJET, REFUS, de ce qui était proposé, une mauvaise constitution, un mauvais traité qui n’est pas mini. A vous lire, il faudrait comprendre que l’Irlande ayant beaucoup reçu de l’UE, il aurait été normal que, puisqu’ils avaient été ainsi « acheté » par la prospérité, ils disent nécessairement oui à ce que l’UE leur propose, ou impose ! Mais s’il faut payer par un pouvoir, des pouvoirs d’Etat concentrés entre les mains de la grande bourgeoisie européenne et de ses technocrates, ce que l’UE « apporte » aux citoyens européens, j’approuve maintenant, comme pour toujours, leur non. Et je suis européen et europhile, mais l’UE telle qu’elle existe, fonctionne et telle que des Sarkozy et cie veulent la faire vivre en nous imposant toujours plus de pouvoirs pour les Etats et les pouvoirs qui dépassent les Etats – c’est, oui, non !

  2. REJET, REFUS… c’est OK
    Mais pour conserver ce qui existe (certains libéraux et conservateurs se retouventsur ce point ) ?
    Pour mettre quoi à la place ? qui obtienne un soutien majoritaire dans le cadre incontournable en démocratie, des institutions ? On peut être contre ce qui est proposé et être pour(?) quelquechose qu’aucune majorité ne voudra ; moi je suis pour des avancées négociées et à petit pas : c’est le cas avec le traité même si c’est loin, très loin d’être parfait :en bloquant les choses on reste en l’état, et c’est moins bien !!

  3. Actuellement, les élus et les hommes de pouvoir sont pour, la Constitution, ou le méga-mini-traité, et les peuples non. Nous, nous n’avons pas pu voter. Nous ne sommes plus en démocratie, de la part les choix et les comportements de celles et ceux qui dirigent l’UE. Je suis, d’autres, sont contre, et pour quelque chose qu’une majorité pourrait vouloir, si elle était associée à son élaboration, et si bien sur, les citoyens pouvaient voter. Entre qui et qui ces avancées sont-elles « négociées » ? Les Etats et les chancelleries font leurs affaires ensemble, et après, ils nous demandent de valider, et sinon, nous serions anti-européens ! Je suis contre eux, je suis pour l’Europe, et une UE qui avance par des négociations réelles, avec des citoyens associés. A chaque fois, on nous fait plusieurs coups, comme celui-là : « c’est le cas avec le traité même si c’est loin, très loin d’être parfait :en bloquant les choses on reste en l’état, et c’est moins bien !! ». J’avais, pourtant, l’impression que l’UE fonctionne. Alors, si c’est pour aller vers du meilleur, faites-nous en le tableau.

  4. c’est trop facile ces amalgames ; je fais partie du peuple et je suis pour le traité ;vous n’avez pas à vous prévaloir du peuple plus que moi; je pourrais aussi vous dire que les premiers à se réjouir du non Irlandais ce sont les élus du FN dans un communiqué dont je pré ferre taire le texte ; les élus dans une démocratie ne représentent rien pour vous ? dites donc ce que vous voulez comme décision pour l’Europe , et surtout avec quelle majorité vous voulez la prendre , vous serez plus crédible! mais faites en sorte de ne rien bouger et vous verrez qui en souffrira le plus! les syndicats en Irlande , ils appelaient à voter oui au traité !

  5. Voici un texte interessant de J.QUATREMER : »Depuis que les résultats sont officiels, les communiqués triomphants des tenants du « non » français de 2005 pleuvent comme à Gravelotte. Autant il est logique que les souverainistes de droite se réjouissent d’un « non » qui plonge ses racines dans les mêmes sources idéologiques qu’eux (nation, famille, religion, libéralisme économique), autant on a quelques difficultés à comprendre l’enthousiasme du « non » de gauche qui se veut pro-européen. Sinon, au nom du principe que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ce qui est un rien primitif, on l’avouera.
    Car le non irlandais est motivé par une série de raisons qui devraient faire réfléchir la gauche du « non » française. Laissons de côté le bon tiers qui a refusé un traité qu’il ne comprenait pas. Intéressons-nous plutôt aux autres arguments de campagne, ceux qui ont sans doute emporté la décision (en attendant des études plus approfondies). L’organisation Libertas, fondée par un milliardaire irlandais, s’est ainsi opposée à toute harmonisation fiscale et sociale au nom de la sauvegarde du modèle local, faisant valoir que l’Union c’était le dirigisme économique. Le Sinn Fein, parti de gauche minoritaire, expliquait, lui, que la neutralité irlandaise était menacée et s’opposait donc à la mise en place d’une Europe de la défense. Des groupes religieux ont fait valoir que l’interdiction de l’avortement et du mariage gay ou encore les limites au divorce étaient menacées par le libéralisme sociétal de Bruxelles. Enfin, la presse Murdoch, dont l’atlantisme et l’europhobie ne sont un secret pour personne, a soutenu tout ce beau monde.
    Sans même réfuter ces arguments sur le fond, on peut simplement constater qu’ils sont à l’exact opposé des valeurs défendues par le « non » de gauche : le « non » irlandais est un « non » libéral, réactionnaire et/ou isolationniste. Les mines réjouis des anciens tenants du « non » sont donc pour le moins hors de propos. Ceux qui appellent de leurs vœux une Europe des peuples devraient expliquer comment y parvenir dans de telles conditions ? L’Europe a pu se bâtir jusqu’à présent grâce à l’art du compromis des autorités publiques des États membres. Ce qui plaira en France déplaira forcément en Irlande et réciproquement. Faire l’Europe seul, c’est facile. La difficulté commence dès lors qu’on est deux : dans un compromis, forcément complexe lorsqu’il s’agit de ménager les intérêts contradictoires de 27 pays souverains, personne ne s’y retrouve totalement. C’est peut-être ce qui explique les trois « non » que vient d’essuyer la Constitution et le traité de Lisbonne. Quoiqu’il en soit, se réjouir du « non » irlandais en espérant que de l’obscurantisme surgira la lumière, c’est prendre des vessies pour des lanternes. Certains ont tort de croire que les moyens n’influenceront pas la fin. L’histoire prouve exactement le contraire. »

  6. Les élus représentent quelque chose pour moi, mais ils ne sont qu’une émanation de la souveraineté civique : émanation momentanée. Or certains élus, une fois élus, oublient les citoyens, et votent, agissent, contre les droits des citoyens, contre les intérêts des citoyens, comme on le voit bien avec l’UMP. Pour des affaires aussi sérieuses et graves qu’une Constitution, que des pouvoirs politiques et économiques, le vote par l’assemblée et le sénat (toujours à droite !) est insuffisant. Car les actuels députés et sénateurs ne représentent pas, non, les Français, il faudrait y ajouter, au moins, les maires, les conseillers municipaux.
    Effectivement, vous faites bien, Martine, de garder par devers vous, ce texte du FN. Car les partisans du non dont je suis n’ont aucun rapport avec le FN et l’extrême-droite en général. Je suis europhile, un européen de coeur et de raison, mais je suis contre l’UE actuel, et celle que ce mini-méga traité nous préparait et nous prépare. Et nous sommes confrontés à des dirigeants européens putshistes qui sont prêts à culbuter le vote irlandais, comme si voter ne servait à rien. « Vous avez voté non, vous avez tort, donc on vous impose ce que vous avez rejeté » ! Mais où vit-on ?

  7. Juste un petit commentaire concernant le procédé du référendum : je fais partie de ceux qu’il ne séduit guère :
    – réducteur, car binaire : oui ou non (comment on vote si l’on accepte certains aspects du Traité de Lisbonne et pas d’autres ?)
    – populiste. Les intermédiaires sont pourtant importants en démocratie ! Le référendum les court-circuite.
    Une question pour terminer, à ceux qui ne remettent pas en question ce mode de consultation populaire. Imaginons un référendum portant sur la question « Voulez-vous que l’on supprime ou non les impôts ? ». Quelle serait, très probablement, la réponse ? Et s’agirait-il, en cas hyper-probable de la victoire du « oui », d’une avancée démocratique ?

    • JeanMarc on juin 15, 2008 at 10:09
    • Répondre

    Il faut que les socialistes cessent d’utiliser l’Europe dans le débat politique interne français ; il y a 1000 bonnes raisons de s’opposer à la droite et à Sarkozy , mais sur l’Europe les socialistes français doivent s’inscrire dans une vision unitaire de la gauche européenne ; ce sont 2 débats différents… il faut vraiment sortir de cette approche ou la politique européenne n’est qu’un compromis entre 27 politiques nationales ; ce n’est pas avec les institutions actuelles que l’on y arrivera d’où l’intérêt majeur de les faire évoluer vite !

    • Martine on juin 15, 2008 at 10:18
    • Répondre

    @grellety
    Putshistes ! vous dérapez! ils sont le résultat d’institutions démocratiques et leurs décisions relèvent de processus démocratiques : que le résultat ne vous plaise pas , je le comprends, mais tout ce qui est excessif devient insignifiant ! Moi qui était pour un second référendum en France , j’admets que Sarkozy s’est fait élire en disant CLAIREMENT qu’il n’en ferait pas : les Français ont tranché, Sarkozy n’a pas voulu revenir sur son engagement , ce n’est pas un putsch !

  8. propos interessant de Robert Toulemon « …Dans une Union de près de trente membres, la révision des traités ne peut être soumise à la règle d’unanimité qui a pour résultat qu’un seul puisse imposer sa volonté à tous les autres. Il est aisé de concevoir une autre procédure démocratique et respectueuse des souverainetés. La réforme serait adoptée dès lors qu’elle serait approuvée par une majorité d’Etats à définir (deux tiers ou trois quarts) représentant la majorité de la population de l’Union. Les pays minoritaires auraient le choix de se rallier à la majorité ou de se retirer de l’UE et de négocier un accord d’association. Si l’on souhaitait néanmoins recourir au referendum, celui-ci devrait intervenir le même jour dans tous les Etats membres, les citoyens étant informés des conséquences d’un éventuel vote négatif.
    Il est inadmissible que le pays qui a tiré le plus de profit de son appartenance à l’Union pusse condamner l’Union à une paralysie durable… »

  9. Lorsque j’ai parlé de putsch, c’est pour viser le fait que, après que des citoyens se soient exprimés, et pas seulement les Irlandais, mais aussi les Français, les Neerlandais, les dirigeants européens leur disent : ok, mais aucune importance, nous allons faire ce que nous avons décidé, malgré vous, malgré votre refus. Pour moi, cela s’appelle un putsch, et je considère donc que les décisions prises par l’UE et par les ses gouvernants actuels sont caduques.

  10. Les francais ont déja dis NON. et ensuite on repasse la meme chose sans demander l’avis au peuple.
    Je soutient les Irlandais ;))

    • JeanMarc on juin 19, 2008 at 5:13
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    Qui a décidé de cette démarche : Sarkozy! Les Socialistes voulaient régler cette question par un vote populaire ; Sarkozy, que vous avez soutenu, s’était engagé devant les Français à ne pas utiliser le référendum : il a tenu parole sur ce point ,et vous le regrettez!

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