Avr 04

Gouvernement Valls, gouvernement de combat ? quels changements ?

VallsAu cours de la campagne, j'ai beaucoup entendu : pourquoi tant d'annonces non suivies d'effet? Pourquoi autant de discours contradictoires par certains ministres ? Pourquoi autant de déclarations inopportunes? Mais ou va t on?….

Ces couacs, ces incohérences, ces hésitations, ces dissensions ….le président de la République a voulu y mettre fin, et c'est tant mieux! Valls à une image d'ordre et de volonté qui "colle" bien à ces enjeux, il faut maintenant que cela se traduise dans les faits. Un gouvernement ramassé, composé de responsables expérimentes ne peut être qu'un atout.

N'oublions pas que pour ces municipales, les électeurs ont fait payer ces dissensions, à ceux qui en étaient à l'origine, ou qui n'avaient pas su les dépasser.

Pendant cette campagne, je n'ai pas entendu de personnes me dire qu'il fallait amplifier la dette, qu'il fallait accroître les impôts ou charges, que le dialogue avec les partenaires sociaux était inutile, ou qu'iĺ ne fallait pas entendre les entreprises sur leur perte de compétitivité, en particulier les PME: ceci pour dire que ces enjeux doivent rester des préoccupations par rapport à la lutte contre le chômage.

Bien sur la mise en œuvre des telles orientations est une question d'équilibre et il faut sans doute accorder plus d'attention encore à un partage équitable de l'effort; il faut sans doute dans la réduction des dépenses publiques faire attention à préserver l'investissement indispensable pour l'emploi et la croissance. Mais pitié ne rentrons pas dans un débat sans intérêt car biaisé de "plus à gauche" ou "plus à droite", surtout quand on fait parler ceux qui se sont abstenus, ou que l’on fait croire à ceux qui ont voté à droite , voir à l’extrême droite qu’ils veulent « plus de gauche » !

Il nous faut aussi intégrer une forte demande de changement dans les pratiques politiques, la crédibilité de la parole publique, la gestion des affaires…..que j'évoquais ici il y a quelques temps. Il nous faut aussi interpeller le PS , qui est devenu un soutien virtuel car inexistant au gouvernement, en ne donnant plus de sens politique aux décisions prises, en n'étant plus un lieu de débats pour éclairer les choix nécessaires…..en n'étant à peine que le lieu de gestion de carrières de quelques uns.

Il faudra bien reprendre le débat sur la place d'un parti de gouvernement, sur la place du politique par rapport aux technostructures, sur la place du dialogue social par rapport à la décision politique.

La gauche ne peut plus passer d'une période politique à l'autre, en occultant la précédente!

J'en parlais hier matin sur France Bleu :

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