Août 21

La solidarité financière entre ménages s’élève à 36 milliards d’euros d’aides annuelles entre ménages

Selon l’enquête Budget de famille réalisée en 2011 par l’INSEE, la moitié des ménages ont, au cours des deux mois précédant l’enquête, apporté une aide financière à un autre ménage, soit en lui transférant de l’argent, soit en prenant certaines de ses dépenses en charge. L’aide moyenne apportée représente environ 4 % de la masse totale du revenu des ménages.

L’aide financière entre ménages est soit directe, sous la forme d’un transfert monétaire, soit indirecte, sous la forme d’une prise en charge de certaines dépenses. Au cours des deux mois qui ont précédé l’enquête, près d’un ménage sur cinq a effectué un versement occasionnel d’argent, pour un montant moyen de 370 euros par ménage donateur. Le versement régulier d’argent est moins fréquent : il concerne 8 % des ménages, pour un montant moyen de 570 euros sur deux mois par ménage donateur.

La prise en charge des dépenses d’un autre ménage est plus fréquente que les dons d’argent, mais d’un montant total légèrement plus faible. Au cours des deux mois précédant l’enquête, 37 % des ménages ont dispensé ce type d’aide pour un montant moyen de 270 euros par donateur. Ces aides sont très diverses et consacrées en premier lieu à l’alimentation (22 % des aides indirectes), puis pour une part équivalente (14 %), à l’achat de vêtements ou de chaussures et au logement.

Ces aides financières versées par les ménages représentent en 2011 un montant annuel total de 36,2 milliards d’euros. Les transferts monétaires s’élèvent à 19,1 milliards d’euros , dont 60 % sont versés de manière occasionnelle.

Ces aides entre ménages sont dispensées principalement au sein des familles, et plus particulièrement des ascendants vers les descendants. C’est lorsque la personne de référence du ménage a atteint 50 ans, au moment où les enfants quittent le foyer, que le montant des aides versées est le plus important.

En 2011, sur les 19,1 milliards d’euros de transferts monétaires, 90 % sont des transferts entre membres d’une même famille vivant séparément ; les 10 % restants correspondent à des transferts entre ex-conjoints ou amis. L’entraide familiale concerne essentiellement des ménages aidant leurs enfants, petits-enfants ou beaux-enfants (13 milliards d’euros). Il peut aussi s’agir de ménages aidant leurs parents ou grands-parents (2 milliards d’euros) ou d’autres membres de leur famille ou belle-famille (2 milliards d’euros).

 Les jeunes générations (celles de moins de 40 ans) reçoivent les trois quarts de ces aides monétaires entre ascendants et descendants en ligne directe. Elles proviennent d’abord de leurs parents âgés de 40 à 59 ans (6 milliards d’euros), puis de leurs parents ou grands-parents âgés de 60 ans ou plus (3 milliards d’euros.

Ces aides financières permettent donc d’améliorer les ressources des plus jeunes, mais n’effacent pas pour autant les disparités de niveau de vie selon l’âge. Les ménages les plus modestes, et tout particulièrement les ménages d’étudiants ou de jeunes entrant sur le marché du travail, sont les plus aidés, ainsi que les familles monoparentales.

Pour en savoir plus consultez :  La solidarité financière entre ménages

Au Sommaire

  1. 4 % du revenu des ménages consacrés à aider d’autres ménages
  2. Les aides financières entre ménages représentent 36 milliards d’euros en 2011
  3. Une solidarité familiale, notamment des ascendants vers les descendants
  4. Les ménages de 50-64 ans versent le plus d’aides
  5. Des aides qui améliorent le niveau de vie des plus jeunes
  6. Les ménages modestes parmi les plus aidés, surtout en début de vie active ou en cours d’études
  7. Des familles monoparentales fortement aidées
  8. Une aide financière entre ménages moins fréquente dans les DOM, où la cohabitation entre générations dans un même ménage est plus répandue

 

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