Oct 01

Face au réchauffement climatique, Il faut une Organisation Mondiale de l’Environnement : une utopie (?), indispensable pourtant !

Face au réchauffement climatique, Il faut une Organisation Mondiale de l’Environnement : une utopie sans doute dans le contexte politique international, mais une nécessité face au réchauffement climatique

OMS, FAO, OMC, UNESCO, OIT, FMI …, Ces grandes organisations internationales présentent des résultats inégaux mais personne ne peut nier leur rôle sur l’éducation, la faim, la santé, le commerce international….

Certains peuvent douter de leur efficacité, d’autres s’alarmer sur leur cout : le rapport cout/ efficacité peut toujours être amélioré mais cela n’en remet pas en cause le principe.

Elles sont, lanceurs d’alerte, porteuses de programme d’action, vecteurs d’informations mises en cohérence entre les pays, animatrices des Etats ou des ONG dans leur coopération ou leurs actions, surveillantes voire gendarmes pour le respect des décisions prises….

En matière d’environnement ce qui existe est éclaté : GIEC, COP21, PNUE ….

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), créé en 1972,  est un programme et non une agence des Nations unies. Il ne regroupe qu’une cinquantaine de pays et son budget repose sur des cotisations volontaires, alors qu’à l’Unesco, par exemple, tous les pays sont présents et la contribution est obligatoire.

La création d’une Organisation mondiale de l’environnement pourrait  permettre aussi de regrouper les très nombreuses conventions qui ont été signées depuis une trentaine d’années, mais qui ont chacune leur propre administration: la CITES sur la commercialisation des espèces en danger,   la convention de Bâle sur les transferts de déchets, la convention de Montréal sur la protection de la couche d’ozone, et bien sûr les conventions sur le climat, débattues annuellement lors de sommets organisés par l’UNFCC…..

Cette idée d’Organisation mondiale de l’environnement était portée dans les années 2000 par des ONG mais aussi plusieurs pays dont la France . Elle a été abandonnée dans les faits avec la crise économique de 2008. Elle était déjà évoquée en 1972 lors de la conférence de Stockholm !

Les difficultés de mise en œuvre des choix de la COP21 exige sans doute de remettre cette idée sur le devant de la scène internationale. Les positions extravagantes de Trump ne faciliteront pas sa mise en œuvre mais en soulignent l’utilité.

On ne peut pas compter seulement sur les Etats agissant isolément, ou sur les grandes entreprises

La création d’une Cour mondiale de l’environnement, qui pourrait accompagner l’OME serait cruciale pour pouvoir sanctionner efficacement les atteintes aux droits de l’environnement et de faire avancer la question du préjudice écologique.

Cette organisation internationale pourrait rappeler que la bonne marche des affaires et la croissance des profits   ne peuvent pas constituer la priorité absolue primant sur la sauvegarde même de la vie sur Terre.

  Les institutions internationales ont leurs limites mais   donner davantage de cohérence dans la gouvernance mondiale constituerait sans conteste un progrès.

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