Nov 12

11 novembre 2019 à Déville : ce que j’ai dit devant le monument aux morts

 A la demande de certains,  je mets ici le texte du message que j’ai lu face au monument aux morts de Déville ce 11 novembre 2019 :

« Voilà maintenant plus d’un siècle, qu’a pris fin la terrible épreuve que fut pour la France, l’Europe, le monde, la première Guerre Mondiale. Cette guerre qui devait être courte fut terriblement meurtrière avec ses milliers de victimes, de mutilés, de familles décimées.

N’oublions jamais la violence des combats, les souffrances endurées, l’abnégation des combattants, la cohorte de blessés, de mutilés, de prisonniers, de veuves et d’orphelins à jamais meurtris.

A travers ce devoir de mémoire, nous célébrons la fin d’une immense souffrance mais aussi l’espoir d’un monde meilleur.

Mais l’histoire ne s’arrête pas, et continue à s’écrire en autant de moments heureux que de moments plus sombres. Des murs tombent mais de nouvelles barrières s’élèvent.

 N’oublions jamais que ce qui nous rassemble doit être supérieur à ce que nous sommes individuellement, que « l’autre », inconnu et différent sera peut-être un jour celui qui aidera, encouragera, soignera.

Nos  anciens ont donné un père, un fils, leur famille, leur vie pour que nous puissions conjuguer nos actes quotidiens avec Liberté, Égalité, Fraternité. Se sont-ils posé la question de leur engagement? Non, ils ont agi. Faut-il les en remercier ? Oui, éternellement.

Nos sensibilités nous distinguent mais vos valeurs nous rassemblent.

La Paix, la Démocratie, l’Etat de droit sont des situations fragiles, au destin souvent incertain. Le monde qui se révèle à nous, chaque jour le confirme ; L’Europe qui hésite, nous le rappelle ; nos territoires qui souffrent nous alertent.

Redoublons de vigilance par rapport aux fausses solutions face aux difficultés du quotidien. Chacun doit se sentir porteur des droits et des devoirs qui fondent notre République.

– la tolérance et le combat contre les nationalismes qui opposent

– la solidarité avec ceux qui fuient les guerres, et le combat contre les exclusions qui nourrissent les haines et les tensions

– la laïcité et le respect des convictions religieuses de chacun, contre ceux qui étouffent les libertés

On ne règle pas les différends, les désaccords, par la force, mais par la démocratie, le compromis, l’acceptation de l’autre. Mais répétons-le aussi, La liberté et la démocratie, si nécessaires, ne peuvent se construire sans le respect de nos règles communes.

  « Ayons un rêve » disait Martin Luther King : »refusons de croire, disait-il, que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de construire une terre meilleure ; Croyons fermement que même au milieu des obus qui éclatent, et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux. La vie même vaincue provisoirement demeure toujours plus forte  que la mort. Croyons que la paix et la fraternité deviendront un jour la loi. »

Comme nous y invite Martin Luther King, comme nos anciens combattants nous l’ont montré, soyons convaincus que notre destinée est entre nos mains.

Puisse cette commémoration, inciter toutes les générations à comprendre ce sens des responsabilités et du devoir de chacun, pour la paix, la liberté et la justice. »

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