Déc 01

Quels candidats aux régionales en 2015 ?

imagesCAWUCVJ6Le tiers des 21456 candidats aux prochaines régionales est issu du secteur public. Parmi ceux-ci, la moitié vient du monde enseignant, relève Luc Rouban dans  une étude du Cevipof

Cette réflexion repose sur l’analyse détaillée des données fournies par le ministère de l’Intérieur. Le nombre des candidats comme le temps limité pour mener la recherche n’ont pas permis de vérifier les biographies, car il existe une certaine marge entre les déclarations de candidature et la réalité des métiers.

Parmi les fonctionnaires, le monde enseignant est fortement représenté : 15,7 % des candidats en sont issus. Dans le détail, 2,4 % sont professeurs des écoles, 9,9 % sont enseignants du second degré, 1 % universitaires, 3,5 % cadres dans l’un des trois versants du secteur public et 1,5 % cadres dans une entreprise publique. Côté couleurs politiques, Luc Rouban constate que ce monde enseignant se retrouve surtout au sein des listes de l’extrême gauche (20,5 %), du Front de gauche et Parti communiste français (20,4 %), des écologistes (20 %) et du Parti socialiste (19,6 %). Contre seulement 8,8 % pour les listes Les Républicains, 8,4 % pour les listes centristes, 8,2 % pour les listes divers droite et 4,8 % pour les listes Front national et d’extrême droite.

Par ailleurs, les têtes de liste sont à 9,4 % issues des catégories populaires, à 39,4 % des catégories moyennes et à 50,9 % des catégories supérieures. Des proportions qui ont un peu évolué par rapport aux têtes de listes sortantes – respectivement 10,6 %, 44 % et 45,4 %. La différence entre nouveaux et anciens candidats est beaucoup plus forte concernant les cadres du public, dont la proportion grimpe de 16 à 33 % entre le dernier scrutin et celui de décembre. “Une augmentation bien plus sensible que celle des cadres du privé, dont la proportion passe entre les deux groupes de 9 % à 11 %”, relève l’étude. La baisse des petits salariés du public est plus relative, ceux-ci passant de 16 à 14 %.

“Le pilotage de la vie politique régionale est assez clairement confié à des personnalités venant pour moitié soit des professions indépendantes supérieures soit des cadres du public”, écrit Luc Rouban. Et d’insister : “Le passé politique des candidats comme leur situation en tête de liste ou leur étiquette jouent bien plus sur leur profil social que leur appartenance régionale.”

On remarque également la progression statistique des permanents politiques (déclarés comme tels mais en réalité bien plus nombreux) qui évoluent d’une moyenne de 0,8% chez les nouveaux candidats à 4% chez les sortants puis à 5,8% chez les têtes de liste.

À cela s’ajoute un phénomène de discrimination par genre puisque les hommes constituent 53,2% des sortants repris dans les nouvelles listes contre 46,8% de femmes et qu’ils constituent surtout 78,4% des têtes de liste contre 21,6% de femmes.

L’étude des candidats de 2010, aujourd’hui sortants

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