Juil 31

Les deux tiers des nappes phréatiques affichent un niveau anormalement bas

Une étude du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières) dresse un bilan peu satisfaisant du niveau des nappes phréatiques en France. Les deux tiers (70%) des nappes phréatiques affichent un niveau modérément bas à très bas, faute de recharge hivernale suffisante, indique le BRGM.

brgm_nappes_eau_2017-06

Une situation hétérogène d’une région à l’autre. Ainsi, seuls de rares secteurs, notamment au sud du Bassin parisien et en Occitanie, ont pu bénéficier d’une recharge normale et présentent des niveaux autour de la moyenne. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas, voire bas.

Avec l’été, la tendance d’évolution traduit le passage progressif vers les basses eaux, deux tiers des points (66 %) étant déjà orientés à la baisse, seuls 10 % étant encore en hausse.

La pluviométrie  très irrégulière, après un hiver globalement déficitaire et des précipitations accentue cette situation.Au cours du printemps, les pluies ont été bénéfiques pour la végétation mais peu efficaces pour recharger les nappes.

Parmi les nappes présentant les situations les plus favorables, avec des niveaux proches de la moyenne, le BRGM cite les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier, la nappe de la craie de Bourgogne et du Gatinais (sud du Bassin parisien), les nappes alluviales de Corse (est de l’île).

En revanche, la nappe de la craie champenoise, toutes les nappes du bassin Adour-Garonne, les aquifères de la vallée du Rhône (amont et aval), la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine, sont en situation bien moins favorable.

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