Jan 31

La baisse de la natalité en France se poursuit depuis 4 ans : fin d’une exception en Europe ?

 Le bilan démographique de l’année 2018, publié par l’Insee, montre que le solde naturel n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Télécharger le Bilan démographique de l’INSEE

Sur le plan des naissances, en 2018, 758.000 enfants sont nés en France, soit 12.000 de moins qu’en 2017. Mais il faut noter que c’est la quatrième année consécutive de baisse.

La baisse des naissances est également « en partie due à la diminution du nombre de femmes aux âges où elles sont les plus fécondes (de 20 à 40 ans), et cela depuis le milieu des années 1990 »: elles sont 8,4 millions en 2018, contre 8,8 millions en 2008 et 9,1 millions en 1998. L’âge moyen à la maternité croît régulièrement : il atteint 30,6 ans en 2018, contre 29,8 ans dix ans plus tôt. La France demeure toutefois l’État le plus fécond de l’Union européenne.

Le bilan démographique de l’année 2018 établit un solde naturel (différence entre les nombres de naissances et de décès) au plus bas depuis de 144 000 personnes

En 2018, 614.000 personnes sont décédées en France ; c’est 8.000 de plus qu’en 2017, soit une hausse de 1,3%. Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès a tendance à augmenter depuis le début des années 2010.

L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes. La France est l’un des pays européens où les femmes vivent le plus longtemps, alors qu’elle n’est qu’en neuvième position pour les hommes.

Au 1er janvier 2019, la France comptait 66.993.000 habitants : 64.812.000 résident en métropole et 2.181.000 dans les départements d’outre-mer. La population a augmenté de 0,30% en 2018.

Le solde migratoire est estimé par l’Insee à +58.000 personnes l’an dernier : l’augmentation de la population française est donc, comme les années précédentes, souligne l’institut, davantage tirée par le solde naturel (+144.000 personnes) – bien qu’il soit historiquement bas – que par le solde migratoire.

Les raisons de ces évolutions sont multiples mais, c’est une tendance à haut risque pour la France, dont l’équilibre du système de solidarité (retraites, assurance maladie…) repose sur sa démographie ».

Même si la France connait une évolution plus favorable que dans les autres pays européens, les prévisions de l’ONU montrent clairement, comme l’avais évoqué ici, les écarts qui se creusent entre l’Europe et les autres parties du monde

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