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Oct 16

Dérèglement climatique, exploitation humaine, agrobusiness…On peut agir sur les causes de la faim dans le monde

Chaque année, le 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture célèbre la Journée mondiale de l’alimentation, qui commémore la date de sa création, en 1945.

Aujourd’hui, ce sont 815 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9. À cela s’ajoutent des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes, l’accaparement des ressources naturelles et l’exploitation des populations les plus vulnérables, ce qui ne fait qu’aggraver la situation

Première association française de développement, le CCFD-Terre Solidaire lutte durablement contre la faim en s’attaquant à ses causes, des plus locales aux plus globales. Il soutient 697 projets dans 66 pays avec 406 partenaires locaux

A l’occasion de cette Journée, le CCFD-Terre Solidaire attire notamment l’attention sur les risques que le réchauffement climatique fait courir à des millions de personnes supplémentaires, à travers 5 questions !

Selon vous, quelle part du marché mondial des semences se partagent les 4 plus grandes multinationales du secteur ?

Les 4 plus grands semenciers de la planète se partagent aujourd’hui 60 % du marché mondial.

La mainmise de ces géants sur le marché des semences met en péril l’avenir des semences paysannes, vitales pour la souveraineté alimentaire. Désormais, ces géants de l’agrochimie diffusent, grâce à leur lobbying et au soutien des États, des intrants chimiques nocifs pour l’environnement et des OGM tout en limitant la capacité des paysans de ressemer leur propre récolte.

La biodiversité, la richesse des variétés paysannes et le savoir-faire des cultivateurs sont menacés. Le CCFD-Terre Solidaire encourage les agriculteurs qui utilisent les semences traditionnelles, favorise leur regroupement en coopératives et les soutient dans l’action politique pour faire face aux multinationales.

Coltan, étain, or… Quel est l’impact de l’extraction de ces métaux rares sur les populations locales ?

Dans de trop nombreux pays, l’exploitation des richesses naturelles est synonyme d’exploitation des populations locales.

L’extraction du coltan, de l’étain et de l’or, notamment destinés à la fabrication des téléphones, se fait dans des conditions de travail effroyables, parfois jusqu’à trente mètres sous terre sans protection. Des milliers d’entreprises européennes sont utilisatrices de ces composants.

Ces « minerais du sang » quittent les pays sans que les populations locales en profitent : salaires de misère, terres polluées et forêts ravagées par l’exploitation minière. Ils alimentent le cercle vicieux de la violence, de la pauvreté et de la faim.

L’huile de palme… Elle n’est pas uniquement dangereuse pour notre santé. Elle menace également  l’existence de certains peuples vivant de la forêt.:

Indonésie, Colombie… Le développement de la production d’huile de palme menace l’existence de certains peuples vivant de la forêt.

Utilisée notamment dans l’industrie agroalimentaire et pour produire des biocarburants, l’huile de palme a vu sa production exploser entre 2006 et 2015, passant de 33,63 à 61,45 millions de tonnes produites ! Les industriels se sont emparés de vastes territoires et ravagent la forêt pour planter des palmiers à huile. Cette déforestation détruit la biodiversité et dérègle le climat local. Les populations se voient ainsi chassées de leurs terres ancestrales, source de cultures variées.

Face à la monoculture intensive de la palme, le CCFD-Terre Solidaire et ses organisations partenaires défendent les pratiques agroforestières et les droits des populations vivant de la forêt.

 À combien faut-il limiter la hausse des températures pour éviter des conséquences climatiques irréversibles ?

Les scientifiques estiment que, avec 1,5 °C de plus, des conséquences se font déjà ressentir. C’est pour cela que la communauté internationale (lors de la COP21) s’est engagée à limiter la hausse en dessous du seuil de 2 °C.

Multiplication des sécheresses, des cyclones et des inondations, hausse du niveau des eaux, diminution des terres arables, déplacement forcé des populations, les changements climatiques vont affecter les récoltes, creuser les inégalités et aggraver la pauvreté et la faim. Ils vont également jouer sur la teneur en protéines, zinc et fer de certains aliments comme le riz ou le blé. La santé des familles les plus vulnérables va en être directement affectée.

Pour venir en aide aux populations qui sont les plus touchées par le réchauffement climatique, le CCFD-Terre Solidaire et ses organisations partenaires les forment à des pratiques agricoles plus résistantes aux aléas climatiques.

Pour faire reculer la faim dans le monde, quel modèle agricole le CCFD-Terre Solidaire et ses organisations partenaires encouragent-ils ?

C’est parce qu’elle peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans* que l’agroécologie est un modèle agricole que nous encourageons.

Recours aux savoir-faire traditionnels, gestion responsable de l’eau, préservation des ressources naturelles, développement de la permaculture, utilisation de semences et de végétaux adaptés aux conditions climatiques locales, encouragement des circuits courts et locaux… telles sont les bonnes pratiques agro écologiques mises en place par nos organisations partenaires partout dans le monde.

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