Mar 20

Avec la croissance, l’heure est à réformer, pas à ouvrir les vannes de la dépense publique

La phase de croissance internationale qui s’amorce peut aisément être gaspillée. Ce peut être au contraire une chance, si c’est l’occasion de réduire au plus vite le déficit, l’occasion de faire les réformes nécessaires à l’adaptation de notre économie

Le gouvernement de Jospin avait bénéficié d’une période semblable mais avait malheureusement gaspillé ce moment, en baissant l’impôt sur le revenu, avec les résultats que l’on a enregistré aux élections de 2002 .

L’Allemagne a fait ses réformes dans les années quatre-vingt-dix, alors qu’elle était qualifiée de « grand malade de l’Europe ».  La Grèce et le Portugal, l’ont fait en pleine crise, sous la pression intense des autres pays européens dont les prêts leur maintenaient la tête au-dessus de l’eau.

Comme le souligne l’économiste Charles Wyplosz : « La bonne stratégie, c’est de réformer quand la croissance est solide. D’abord, parce que le premier effet des réformes est contractionniste. Il vaut mieux ralentir (un peu) la croissance qu’aggraver une récession. Ensuite, parce que lorsque la situation est favorable, l’opinion publique est optimiste et donc prête à prendre le risque de transformations dont les effets sont toujours perçus comme incertains. »

En conséquence, les éventuelles recettes fiscales supplémentaires issues de la reprise économique doivent servir en « priorité au désendettement ». Face au risque d’ouvrir la boîte de Pandore, Emmanuel Macron a raison : . « Nous sommes bien loin d’avoir le luxe de nous poser la question de redistribuer quelque cagnotte que ce soit quand nous avons encore le niveau de déficit, et a fortiori de dette, qui est le nôtre ».

Et le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire d’ajouter : « Ne refaisons pas les erreurs du passé où dès que les choses allaient mieux immédiatement on se mettait à redistribuer l’argent public, c’est-à-dire l’argent des contribuables »,

Lorsque le déficit de la France passe en dessous de 3%, on ne peut parler comme certains le font très vite de « cagnotte ». Ça voudrait dire que 3%, ne serait pas un maximum du déficit en France, mais un minimum, et que le déficit ne passerait jamais en dessous de 3% ! rappelons cette évidence tout déficit accroit la dette ! ce n’est pas de cela que notre pays a besoin aujourd’hui !

Et puis la reprise de la croissance pourrait être aussi celle des taux d’intérêt avec ce que cela signifie : un cout supplémentaire de la dette !

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