Juil 25

Affaire Benalla : Gardons la mesure, restons rigoureux, et fermes sur les principes républicains !

L’Histoire de la Vème République est riche d’événements scandaleux : Ben Barka, Foccart, Pasqua, Prouteau, SAC, Rainbow Warrior, écoutes téléphoniques…. Souvent des morts ont accompagné ces scandales pour lesquels la transparence n’était pas la caractéristique dominante.

Aujourd’hui, le comportement fautif d’un chargé de mission du Président, est heureusement condamnable dans une république que l’on souhaite exemplaire, ce qui ne veut pas dire infaillible.  Cet incident et les images choquantes qui l’accompagnent, posent des questions d’organisation des services de police, des services de l’Elysée, sur le rôle des observateurs… toute la lumière doit être faite et personne n’est au-dessus des lois.

 N’oublions pas toutefois le contexte des évènements du 1er mai ou la police a été très sollicitée ; les personnes molestées par Benalla qui lançaient des bouteilles de bière, sur la police, n’ont pas été blessées et aucune plainte n’a été déposée . Et il ne faudrait pas que l’hystérie qui s’est emparé de certains, fragilise l’image de nos forces de sécurité qui font un travail remarquable dans les difficultés que l’on connait.

Légitimement les oppositions veulent en savoir plus, et s’emparent de cet incident pour s’opposer !

Notons que cet évènement a donné lieu, contrairement à ce qui se passait dans le passé :

– A des sanctions prises dès le lendemain, avant même que la presse en parle : on peut les trouver insuffisantes mais elles ont été prises rapidement.

– A des enquêtes judiciaires, administratives, et à une commission d’enquête à l’assemblée nationale, et la logique est bien d’en attendre les conclusions sans préjuger

Le parlement joue son rôle, s’il arrive à ne pas se transformer en tribunal.

Les contrepouvoirs ont fonctionné : la presse que certains disaient « muselée » a joué son rôle !

Les réseaux sociaux ont joué leur rôle de transparence même s’ils conduisent parfois à ne pas prendre la distance nécessaire pour juger d’un évènement, ou à juger sans avoir tous les éléments, et ce, même s’ils véhiculent aussi des fausses nouvelles. Avec eux, tout ne sera plus opaque comme parfois par le passé, la mémoire sera plus facile à rafraichir.

Dans un tel contexte évidemment les oppositions d’accord sur pas grand-chose, se retrouvent pour « cogner » sur le Président de la République ! Des conciliabules surprenants rassemblent Ciotti (LR) Corbieres (France Insoumise), Faure (PS) qui ne sait plus quoi trouver pour exister, Le Pen (FN)…  Ils oublient, pour les uns, leur soutien au dirigeant sanguinaire du Venezuela, pour d’autres, leur mise en examen pour utiliser l’argent public de Bruxelles pour payer un garde du corps, pour d’autres enfin, leurs « propres affaires « pas si lointaines » quand ils étaient au pouvoir…. Ils feraient mieux de réfléchir sur l’exercice du pouvoir qui génère toujours hélas, de telles dérives, pour essayer de faire des propositions pour y remédier….

La Vème République est solide et nous ne sommes ni dans un « scandale d’Etat », ni un « watergate à la Française », ou encore « une crise de régime » …. L’enflure des mots cache souvent le vide de la pensée. Sans doute nos modes de fonctionnement doivent être adaptés mais la Vème république permet de gouverner ; c’est une République parlementaire qui donne au Président le rôle central de fixer le cap.

 Nous n’aurions rien à gagner à revenir à la IVème ou à aller vers la VIème, surtout dans cette période d’incertitude et de divisions politiques. Il est toujours surprenant de voir ceux qui étaient contre cette constitution en 1958, s’en accommoder en 1981, 1988 et 2012, pendant 3 mandats présidentiels, et revenir quand ils sont dans l’opposition, au discours du « coup d’Etat permanent » ! Un jeu politicien qui n’intéresse pas les Français !

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